Survol historique
On découvre l'identité de notre région à travers ses caractéristiques naturelles, c'est à dire "qu'elle est dite par ce qu'elle est vécue et perçue". C'est John L'Espérance qui, vers 1870, désigna notre région par le terme "Valley of Richelieu" et au début du XXe siècle, l'appellation fut francisée en "la Vallée du Richelieu".

La rivière a été la pierre d'assise du développement de la région. Pendant longtemps, elle fut l'une des principales voies de pénétration pour une partie du territoire québécois, jouant différents rôles. Elle servit d'axe de peuplement; de passage militaire, utilisé par les envahisseurs anglais et américains; d'artère économique pour le transport des marchandises.

En 1665, le gouverneur envoi quatre compagnies du régiment de Carignan-Salières pour pacifier la région du Richelieu. Ils s'installent le long de la rivière, non seulement à cause de la beauté du paysage mais également de par la relative sécurité des terres riveraines. Cette sécurité fut assurée par un mouvement de fortifications. Le Fort Saint-Louis, appelé par la suite Fort Chambly, joua un rôle de premier plan. Encore aujourd'hui, le fort se dresse fièrement en bordure des rapides et du bassin de Chambly.

Au fil des décennies, la vallée devient un territoire organisé aux caractéristiques harmonieuses et distinctives, marqué par l'implantation du régime seigneurial. C'est en janvier 1694 que fut constituée la seigneurie de Rouville, au cœur de notre territoire, concédée à Jean-Baptiste Hertel de Rouville. Un splendide manoir de style Tudor et la présence de nombreux moulins en flanc de montagne demeurent des témoins de cette époque.

La Rébellion de 1837 viendra perturber la vie des habitants de la vallée. L'insurrection des Patriotes de Saint-Charles et de Saint-Denis a fortement marqué la destinée de ce "pays".

La Vallée du Richelieu, avec ses terres agricoles fertiles, ses noyaux urbains dynamiques, sa vie économique prospère et ses atouts touristiques reconnus, est promise à un avenir digne de ses aspirations.



Origine de la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu

Deux décennies de réflexions et de discussions ont conduit le gouvernement du Québec à adopter la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, qui est en vigueur depuis le 12 décembre 1979. Cette loi a confirmé l’importance de l’aménagement du territoire et prescrit le type, le contenu, la portée et l’échelle d’application des instruments d’urbanisme (schéma d’aménagement, plan d’urbanisme et règlements d’urbanisme) qu’elle a rendu obligatoires pour une planification territoriale cohérente, autant au niveau local que régional. De plus, par cette loi, le Gouvernement a mandaté les municipalités locales pour se regrouper, en choisissant librement et volontairement leurs partenaires, afin de former des municipalités régionales de comté (M.R.C.). Ainsi, le territoire du Québec est découpé en quatre-vingt seize (96) M.R.C. ou villes-M.R.C., dont l’une d’elles porte le nom de « La Vallée-du-Richelieu ».

Il faudra attendre au moins deux ans, après l’adoption de la loi, pour que le Gouvernement adopte le décret no 214981, créant la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu. Le décret a été signé le 7 octobre 1981. Un mois plus tard, soit le 6 novembre 1981, la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu obtenait ses lettres patentes qui entraient en vigueur le 1er janvier 1982. Précisons que notre M.R.C. a été composée des municipalités d’extrémité des corporations municipales de comté de Rouville, de Saint-Hyacinthe, de Verchères et de Chambly.

De ces corporations, la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu s’est vu imposer par décret les municipalités locales, du nord au sud, suivantes : Saint-Antoine-sur-Richelieu (village et paroisse), Saint-Denis-sur-Richelieu (village et paroisse), Saint-Marc-sur-Richelieu, Saint-Charles-sur-Richelieu (village et paroisse), Saint-Mathieu-de-Beloeil, Beloeil, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park, McMasterville, Saint-Basile-le-Grand, Saint-Bruno-de-Montarville, Chambly et Carignan.

Au moment de l'émission des lettres patentes le 1er janvier 1982, la M.R.C. de La Vallée du Richelieu regroupait seize (16) municipalités. Au cours des années, des villages-paroisses se sont fusionnés, ce qui devait porter le nombre de municipalités à 13. En effet, Saint-Antoine village et paroisse se sont fusionnés. Il en fut de même pour le village et la paroisse de Saint-Charles et aussi pour la paroisse et le village de Saint-Denis. Au mois d’août 1998, à la suite de l’émission du décret numéro 1343-98, la municipalité de Saint-Jean-Baptiste était détachée de la M.R.C. de Rouville pour joindre la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu. Le nombre de municipalités passait à 14. Dans la foulée de la réforme municipale, la ville de Saint-Bruno-de-Montarville fut détachée de la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu pour être regroupée avec la ville de Longueuil. Ainsi, la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu se retrouve actuellement avec treize (13) municipalités, soit :
  • Beloeil
  • Carignan
  • Chambly
  • McMasterville
  • Mont-Saint-Hilaire
  • Otterburn park
  • Saint-Antoine-sur-Richelieu
  • Saint-Basile-le-Grand
  • Saint-Charles-sur-Richelieu
  • Saint-Denis-sur-Richelieu
  • Saint-Jean-Baptiste
  • Saint-Marc-sur-Richelieu
  • Saint-Mathieu-de-Beloeil

Depuis sa création, en 1982, quatre (4) préfets ont été élus, en plus de nommer six (6) préfets suppléants, et cinquante-quatre (54) maires ont siégé à la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu.


Les préfets :
Monsieur Gilles Plante, maire de McMasterville, de 2003 à ce jour
Monsieur Pierre Bourbonnais, maire de Chambly, de 1997 à 2003
Monsieur Frédéric Trépanier, maire de Saint-Marc-sur-Richelieu, de 1992 à 1997
Monsieur Honorius Charbonneau, maire de Mont-Saint-Hilaire, de 1982 à 1992

Les maires :
Sa mise en place

La première assemblée de la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu s’est tenue le 13 janvier 1982. Lors de cette assemblée, les maires présents ont élu, à titre de premier préfet, monsieur Honorius Charbonneau, maire de Mont-Saint-Hilaire. Puis les membres ont désigné monsieur André-Guy Trudeau, maire de Saint-Mathieu-de-Beloeil, préfet suppléant.

Lors d’une séance spéciale, le 10 février 1982, le Conseil de la M.R.C. adopte son premier règlement fixant la tenue des séances ordinaires de la M.R.C. Il faut attendre à la séance du 28 juillet 1982 pour embaucher le premier employé. Il s’agit de l’aménagiste Pierre Bélanger. D’abord directeur de l’aménagement, il deviendra, un mois plus tard, directeur général de la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu.

C’est au cours de la séance du 6 décembre 1982 que le Conseil décide de l’élaboration du Schéma d’Aménagement. Pour y parvenir, il impose le gel des règlements locaux, tel que prévu par la loi, et décide que ce gel peut être levé par l’adoption d’un règlement de contrôle intérimaire. Puis, le 30 mars 1983, la M.R.C. adopte son premier règlement de contrôle intérimaire. Il faut attendre jusqu’au mois de juin 1983 pour que ce règlement entre en vigueur.

Lors de l’élaboration du Schéma d'Aménagement, il y eut l’étude des propositions préliminaires d’aménagement, lesquelles furent acheminées à Québec et retournées pour la version définitive. Le Schéma d’Aménagement a été adopté au début de 1987 et est entré en vigueur, après trois reports, en octobre 1988.

Après l’adoption et la mise en place du premier Schéma d’Aménagement, les suites ne mirent pas longtemps à apparaître.

D’abord, il y a eu la révision de la zone agricole permanente, processus qui s’est déroulé de 1989 à 1993. Le gouvernement du Québec adopta le décret no 1013-92 qui permettait d’augmenter de plus ou moins 1 800 hectares la superficie du territoire reconnu à des fins autres que l’agriculture.

Dans les mois qui suivent, les municipalités adoptent des règlements de concordance au Schéma d'Aménagement. Cet exercice de conformité prend fin en 1994 et doit dorénavant être maintenu.



La réforme municipale

À la fin de l’année 2001, à la suite de multiples consultations, le gouvernement du Québec a créé la C.M.M. (Communauté métropolitaine de Montréal) selon le territoire de référence de la région métropolitaine de recensement (RMR), basée sur le dernier recensement de 2001. Neuf (9) des municipalités de la M.R.C. se retrouvent donc dans la C.M.M., alors que quatre (4) municipalités rurales, sises au nord, en sont exclues.

La création de la C.M.M. a eu des impacts directs sur la M.R.C. La principale responsabilité qui a été affectée est l’aménagement du territoire.


 
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