Rôles et fonctions
La municipalité régionale de comté (M.R.C.) se définit comme un organisme municipal, à portée régionale, qui regroupe des municipalités d'une même région d'appartenance en vue d'exercer les pouvoirs et les responsabilités que lui confèrent la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme ainsi que le Code municipal.

D'une part, la M.R.C. exerce les pouvoirs et les responsabilités autrefois dévolus aux corporations de comté, à savoir :
  • l'entretien et l'aménagement des cours d'eau;
  • l'évaluation foncière, pour les municipalités relevant du Code municipal;
  • la vente pour non-paiement des taxes foncières.

D'autre part, la M.R.C. a des pouvoirs et des responsabilités reliés à l'aménagement et l'urbanisme, dont principalement la confection d'un schéma d'aménagement pour l'ensemble de son territoire. Celui-ci doit être révisé à tous les cinq (5) ans.

Plus récemment, les M.R.C. ont acquis la responsabilité de produire un schéma de couverture de risques qui permet de mieux planifier les ressources et les effectifs reliés à la protection contre les incendies. Dans la même foulée, le gouvernement demande aux M.R.C. de réaliser un schéma de sécurité civile afin d'optimiser les interventions à l'échelle régionale en cas de sinistres majeurs.

La M.R.C. peut aussi, par résolution, déclarer sa compétence à l'égard des municipalités de son territoire relativement à la fourniture de services, tels que: l'aqueduc, les égouts, les installations septiques, la sécurité publique, les loisirs, la culture, la voirie, la gestion des déchets... De plus, la M.R.C. peut accepter la délégation de tout pouvoir du gouvernement ou des municipalités.

Finalement, en plus des responsabilités qu'elle doit endosser en vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme et du Code municipal, la M.R.C. est associée à la Société d'Habitation du Québec (S.H.Q.) pour l'application et l'administration de programmes d'aide financière relatifs à la réparation, la rénovation et l'adaptation d'immeubles résidentiels.



La M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu
Créée en 1982, notre M.R.C., comme plusieurs autres du Québec, compte déjà plusieurs réalisations majeures à son actif, notamment en ce qui concerne l’aménagement du territoire, principale responsabilité de l’organisme.  Certains s’en souviendront du premier règlement de contrôle intérimaire, datant de 1983, qui a établi les assises de l’aménagement du territoire à l’échelle de la région.  S’en sont suivies, dans les années subséquentes, deux (2) versions de schéma d'aménagement qui ont contribué à établir et à maintenir l’identité régionale qui nous est propre.

C’est d’ailleurs par le biais de ces outils déterminants pour la région que ce sont concrétisées les volontés des décideurs municipaux à protéger nos bois, nos rives, nos zones agricoles, nos montagnes et aussi, de favoriser un développement urbain harmonieux et rationnel, qu’il s’agisse des zones résidentielles, commerciales ou industrielles.

Mais la M.R.C., c’est aussi plus que l’aménagement du territoire. Ainsi, la M.R.C. prend donc en charge des responsabilités qui étaient à l’origine assumées par les anciennes corporations de Comté, telles la confection et la tenue à jour des rôles d’évaluation foncière ou encore la vente aux enchères pour défaut de paiement des taxes foncières.  La M.R.C. a aussi la responsabilité d’assurer le libre écoulement de l’eau dans les cours d’eau et, plus récemment, la M.R.C. s’est vu mandater par le gouvernement du Québec afin de produire un Schéma de couverture de risques relatif aux incendies auquel les municipalités locales devront adhérer pour bénéficier d’une exonération.  Il ne s’agit ici que de quelques exemples mais qui illustrent bien la largeur de l’éventail des préoccupations.

Et que serait la M.R.C. sans ses citoyens.  Au nombre d’environ 90 000 en 1981, la population de la M.R.C. atteint aujourd’hui 115 908 personnes et ce, malgré le fait que Saint-Bruno-de-Montarville, la plus populeuse à l’époque, n’en fasse plus partie.

Plus récemment, il y eut aussi la construction du nouveau siège social, en 2007, qui héberge plusieurs organismes régionaux que sont le Centre local de développement de La Vallée-du-Richelieu (C.L.D.V.R.), le conseil Intermunicipal de Transport de la Vallée du Richelieu (C.I.T.V.R.) et la Conférence régionale des élus de la Montérégie Est (C.R.È.M.E.), le tout localisé au centre géographique de la M.R.C. et bien accessible pour les citoyens par le transport en commun.

Sans pour autant diminuer l’importance de toutes les réalisations de la M.R.C. au cours de ces 25 années, il demeure néanmoins que la plus significative est sans doute la concertation régionale que l’existence de la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu a provoquée. Cette concertation est d’autant  plus importante que c’est grâce à elle que la région, que constitue la M.R.C. de La Vallée-du-Richelieu, a pu se développer en harmonie et a su devenir un lieu dont ses résidants sont fiers et où il fait si bon vivre.


 
La M.R.C.| Aménagement du territoire| Gestion des cours d'eau| Sécurité publique| Culture| Évaluation foncière| Gestion des matières résiduelles| Les programmes