Milieux naturels

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Le patrimoine naturel de la MRCVR est constitué d’une mosaïque de milieux naturels, agricoles et bâtis. La rivière Richelieu coule au cœur du territoire. Cette rivière, ses îles et chenaux sont l’épine dorsale de la MRCVR. Trois collines montérégiennes la ponctuent et l’encadrent : le mont Saint-Hilaire et une partie des monts Rougemont et Saint-Bruno.

Elles marquent le paysage et forgent une image identitaire dont les valeurs écologiques sont intimement liées aux Montérégiennes. Elles représentent des îlots de verdure dans une plaine argileuse fertile, densément peuplée et consacrée en grande partie à l’agriculture. Il s’agit de hauts-lieux pour la biodiversité et la conservation, comme en témoigne la concentration de milieux naturels protégés.

Le bassin versant de la rivière Richelieu couvre la quasi-totalité de la MRCVR. Il s’agit d’un bassin binational, avec près du quart de sa superficie québécoise dans la MRC, alors que 83 % du bassin du lac Champlain se situe aux États-Unis. La rivière Richelieu constitue le plus important tributaire de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, traversant la Montérégie du sud au nord, jusqu’à son embouchure à Sorel-Tracy.

La MRC a une compétence exclusive à l’égard des cours d’eau de son territoire qui répondent à la définition de l’article 103 de la Loi sur les compétences municipales, à l’exception de la rivière Richelieu et du canal de Chambly. Il s’agit de près de 1 000 km de cours d’eau. Les rivières l’Acadie et des Hurons sont les principaux tributaires de la rivière Richelieu.

Consultez la page Cours d’eau pour tous renseignements à ce sujet.

Le couvert forestier s’établit à 18 % du territoire et 86 % de celui-ci se situe en zone agricole permanente, soit principalement des boisés de fermes et des érablières. Les bénéfices associés aux milieux forestiers sont bien connus, qu’il s’agisse de leur rôle à titre d’habitat pour la faune et la flore, pour protéger les sols, pour réguler le climat et les crues et pour améliorer la qualité de l’eau.

La MRCVR compte 20 écosystèmes forestiers exceptionnels. Plusieurs d’entre eux sont situés sur le mont Saint-Hilaire, où se trouve une vaste forêt ancestrale.

Des efforts continuent d’être consentis, non seulement pour maintenir, voire augmenter le couvert forestier, mais aussi pour en améliorer la connectivité, en un réseau écologique fonctionnel. Ce réseau est composé de noyaux de conservation, de zones tampons, de haies et de bandes riveraines. Il est essentiel pour la conservation de la biodiversité. La MRCVR a identifié au Schéma d’aménagement des corridors forestiers d’intérêt régional, qui s’ajoutent aux corridors métropolitains et à la Trame verte et bleue du Grand Montréal. Le corridor forestier du Mont-Saint-Bruno traverse le territoire des municipalités de l’ouest de la MRC.

La Loi sur la conservation des milieux humides et hydriques stipule que les MRC doivent élaborer un plan régional des milieux humides et hydriques. À terme, ce plan outillera la MRCVR ainsi que les municipalités de son territoire à planifier leurs actions d’aménagement de manière durable et structurante.

Également, le plan doit respecter trois principes :

  1. Favoriser l’atteinte du principe d’aucune perte nette;
  2. Assurer une gestion cohérente par bassin versant;
  3. Tenir compte des enjeux liés aux changements climatiques.

Le plan régional de conservation des milieux humides et hydriques de la MRC de La Vallée-du-Richelieu sera élaboré en concertation avec plusieurs parties prenantes du territoire à compter de 2020.

Près de 1 200 ha de milieux humides sont répertoriés dans la MRCVR selon Canards Illimités Canada et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, auxquels s’ajoutent les milieux humides potentiels. L’élaboration du plan régional nous permettra de bonifier notre niveau de connaissance à ce sujet.

En contexte de tenure privée, la protection et la mise en valeur des milieux naturels représentent des défis de taille. Ils ne peuvent être relevés que par une complicité entre les différents acteurs du milieu de la conservation : les propriétaires privés, les organismes non gouvernementaux, le milieu municipal et les gouvernements. Grâce à ces partenariats, des projets de conservation ont vu le jour : la MRCVR est copropriétaire, avec Conservation de la nature Canada, d’un secteur de la Réserve naturelle du Mont-Rougemont. Les réserves du piedmont-du-mont-Saint-Hilaire constituent un autre bel exemple de mobilisation citoyenne.

Ainsi, les réserves naturelles reconnues inscrites au Registre des aires protégées totalisent près de 1 500 ha. Le refuge d’oiseaux migrateurs du Mont-Saint-Hilaire, dont le territoire de plus de 1 000 ha est superposé à celui de la Réserve naturelle Gault, est désigné par Environnement Canada. Cette réserve forme la zone centrale de la Réserve mondiale de la biosphère du Mont-Saint-Hilaire, la première à être reconnue au Canada par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), dès 1978. Cette désignation confirme non seulement la qualité remarquable de ses peuplements forestiers, de même que la valeur écosystémique et la richesse minéralogique du mont, mais aussi son intérêt pour la recherche, l’éducation relative à l’environnement et l’écotourisme, qui ont lieu dans sa zone tampon. L’accès aux sentiers est assuré par le Centre de la Nature du mont Saint-Hilaire. Quant à la zone de transition, il s’agit d’une aire de coopération où les efforts sont orientés vers la promotion du développement durable, avec la participation communautaire.

Les quelque 900 ha de milieux naturels de conservation volontaire sont complémentaires aux réserves du Registre : bon nombre d’entre eux se trouvent en périphérie des aires protégées reconnues. Qu’il s’agisse de servitudes de conservation, de dons, d’acquisitions de tenure privée ou de stratégies d’intendance, ces milieux sont répertoriés sur une base volontaire dans le Répertoire du Réseau de milieux naturels protégés.

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